

Le dollar américain s’est nettement affaibli après le rapport de septembre sur l’emploi, l’indice du dollar passant sous 102,00 et s’échangeant autour de 101,80. L’EUR/USD est monté vers 1,1260, le GBP/USD a grimpé à environ 1,3250 après avoir rebondi depuis un niveau inférieur à 1,3200, et le NZD/USD s’est négocié autour de 0,5610.
Les employeurs américains ont créé 29 000 emplois en septembre, bien en dessous des 90 000 attendus. La hausse des créations d’emplois d’août a été révisée à la baisse à 133 000 contre 162 000, tandis que juillet a été révisé en baisse à une perte de 10 000 emplois, contre une hausse de 21 000 précédemment annoncée, ce qui porte la révision totale à la baisse sur les deux mois à 60 000.
D’autres éléments du rapport sur le marché du travail ont également signalé un assouplissement des conditions. Le taux de chômage est monté à 4,2% contre 4,1%, tandis que le taux de participation à la population active a progressé à 61,8% contre 61,6%. Le salaire horaire moyen a augmenté de 0,1% en rythme mensuel, ramenant la croissance annuelle des salaires à 3,0%, contre 3,2% attendu.
La faiblesse des données sur l’emploi a déclenché une vente généralisée du dollar. L’indice du dollar est tombé sous 102,00 et s’est négocié autour de 101,80 après la publication. L’euro a progressé vers 1,1260, la livre sterling a grimpé à environ 1,3250, et le dollar néo-zélandais a avancé vers 0,5610.
Le rapport a également entraîné une réévaluation des anticipations à court terme concernant la Réserve fédérale. Selon les prix de marché cités dans les informations publiées, la probabilité d’une hausse des taux en octobre est retombée à environ 17%, tandis que d’autres informations faisaient état d’une probabilité de statu quo de 79%.
Le président de la Fed de Chicago, Austan Goolsbee, a déclaré que le marché du travail américain est stable et que le volet inflation du double mandat de la Réserve fédérale est désormais plus important. Dans une interview accordée à Fox Business, Goolsbee a indiqué que les préoccupations liées à l’inflation l’emportent actuellement sur celles concernant le marché du travail.
Ces remarques sont intervenues après un rapport sur l’emploi de septembre plus faible, montrant un ralentissement des créations d’emplois, une hausse du taux de chômage et une progression plus modérée des salaires, alimentant le débat de politique monétaire sur la nécessité pour la Fed de resserrer davantage sa politique.